🌱ALDO : Qu'est-ce que c'est ?

L'outil ALDO est un outil ADEME. Simple d’utilisation, open-source et accessible en ligne, il est disponible gratuitement et sans téléchargement.

Les sols et les végétaux stockent une grande quantité de carbone. A l’échelle globale, ces réservoirs de carbone stockent, dans la la matière organique des sols, la litière et la biomasse vivante ou morte (y compris les produits matériaux issus de la biomasse), 3 à 4 fois plus de carbone que l’atmosphère !

Toute variation négative ou positive de ces stocks impacte les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (en jouant un rôle de source ou de puits de carbone). Une réduction des stocks de carbone se traduit par une émission gaz a effets de serre (GES) et à l'inverse une augmentation des stocks génère un puits de carbone (séquestration de CO2). La séquestration de CO2 est donc un flux de l’atmosphère vers ces réservoirs qui traduit par une diminution du CO2 atmosphérique.

L’estimation de ces flux à l'échelle territoriale (émissions et séquestration de carbone) se base sur les informations disponibles sur les changements d’affectation des sols (ex : artificialisation des sols, mise en culture de prairies permanente, défrichements et boisements), sur la dynamique forestière (accroissement biologique des végétaux, mortalité, prélèvements) et sur les modes de gestion des milieux (ex : pratiques agricoles) qui modifient les stocks de carbone en place.

Résumé

L'outil ALDO propose des ordres de grandeurs sur les stocks et flux de carbone dans les sols et la biomasse pour initier une réflexion sur la gestion des sols et des forêts en lien avec les activités agricoles, sylvicoles et l’aménagement du territoire. Trois éléments doivent être pris en compte :

  • L'occupation du sol et les changements d’occupation des sols :

    🕳️ A titre d’exemple, en France, les trente premiers centimètres des sols de prairies permanentes et de forêts présentent des stocks de carbone environ 2 fois plus importants que ceux des grandes cultures. La mise en culture d’une prairie permanente aboutit ainsi à perte de carbone et donc à une émission de CO2 vers l’atmosphère ; au contraire, la forte augmentation de la surface forestière qui a eu lieu au cours du XXème siècle a généré un puits de carbone important.

  • Les modes de gestion des milieux, notamment :

    🌳 Les modes de gestion sylvicole à savoir, les niveaux de prélèvement de la biomasse par rapport à l'accroissement biologique des forêts renseignent sur l'évolution du stock de carbone dans les forêts. 🌾 Les pratiques agricoles (ex : gestion des résidus de culture, couverture du sol, agroforesterie, haies, apports minéraux et organiques) ont un impact sur les stocks de carbone organique des sols agricoles. Par exemple la couverture d'un sol en hiver va permettre d’accroître les apports de biomasse au sol et favorise ainsi le maintien des stocks de carbone dans les sols tout en limitant les risques d’érosion et de lessivage des nitrates ;

  • L'utilisation de la biomasse prélevée : 🪵 En particulier l'utilisation du bois dans des produits à longue durée de vie. On appelle "produit bois" l'utilisation de la biomasse comme matériau issu du bois d'œuvre (BO) ou bois d'industrie (BI). Voir la définition.

Architecture de l'outil

Pour aider les territoires à intégrer les stocks et flux de carbone dans leur diagnostic, l’outil « ALDO » en ligne 🌐 propose :

  • Un onglet Stocks ▶️ L’état des stocks de carbone organique des sols, de la biomasse et des produits bois en fonction de l’aménagement de son territoire (occupation du sol) ;

  • Un onglet Flux ▶️ La dynamique actuelle de stockage ou de déstockage liée aux changement d’occupation des sols, à la gestion des forêts et des produits bois (en tenant compte du niveau actuel des prélèvements de biomasse) ;

  • Un onglet Pratiques agricoles ▶️ Les potentiels de séquestration nette de CO2 liés à diverses pratiques agricoles pouvant être mises en place sur le territoire.

En savoir plus

Qu'est ce qu'un stock de carbone, qu'est ce qu'un flux ? Pour appréhender ce qui se cache derrière chacune de ces notions, rendez-vous dans les Définitions

D’un point de vue méthodologique, l’estimation des flux de carbone entre les sols, la forêt et l’atmosphère est sujette à des incertitudes importantes car elle dépend de nombreux facteurs, notamment pédologiques et climatiques. En savoir plus sur les Périmètre et limiteset précautions

Autres ressources :

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